le bilan, dette

C'est quoi son programme cohérent ?
Quand il parle de races, ou bien quand il menace les journalistes ? Ses prises illégales d'intérêt peut-être ? Ou son bilan d'émeutes provoquées ?
A oui la catastrophe d'Alstom, ou la carte bleu du ministére des finances au nom de Cécilia ?
Ou bien ses traitrises envers tout ceux qui ont été proche de lui ?
A moins que sa méconnaissance total du dossier Al-Quaida nous prouve qu'il a de la chance ?
Et que ses mensonges en font un "vrai" homme politique.
- retirer la double peine, la police de proximité, les associations de quatiers.
- augmenter le nombre d'amende pour petit délit, les arrestations de "sale gueule", les arrestations musclées (sensé être dissuasives mais ressenti comme une atteinte à la liberté et au droit de l'homme), le devoir de faire du CHIFFRE avec son carnet d'amende...
-creuser le fossé entre toutes les communautés, toutes les couches sociales (diviser le peuple pour mieux reigner dans les hautes sphères) et mêmes entre la population et les gens qui sont sensés les protéger et qu'on ressent grâce à lui comme ceux qui sont là pour nous sanctionner au premier pas de travers (au sens propre voir ceux qui se prennent une pour ne pas avoir traversé dans les clous...)
Les flics eux-même ne s'y trompent pas l'image de mierde qu'ils ont c'est grâce à la politique de Sarko, et cette image n'est pas seulement ressenti par les délinquants mais par toutes une population consciente des dérives que Sarko engendre et qui ne sont que les signes annonciateur de la pagaille monstre qui arrivera bien vite après son élection...si il est élu.
==>A aucun moment, sur aucune chaîne de télévision, face à Arlette Chabot, Christine Ockrent, PPDA Nicolas Sarkozy na eu à rendre de compte sur son bilan personnel et sur celui du gouvernement sortant dont il était numéro 2. Ce bilan nest pas le mien ! a-t-il eu le toupet de soutenir devant les caméras de France Europe Express dernièrement. Un petit retour en arrière simpose donc !
Ministre de lEconomie et des Finances, Sarkozy n a pas respecté sa promesse, pourtant annoncée à grand tapage médiatique, d'imposer aux patrons de la grande distribution une baisse des prix à la consommation. Il na pas non plus relancé léconomie, pas plus quil na fait baisser le chômage qui flirtait avec les 10% quand il était en fonction à Bercy. Ministre de lIntérieur, ses propos irresponsables ont déclenché les plus importantes émeutes urbaines que la France a connues depuis Mai 68.
Enfin, en qualité de Président de lUMP, Nicolas Sarkozy a soutenu le CPE, bien quil sen défende aujourdhui. Il a même été jusquà initier sur le site Internet de lUMP une pétition de soutien à Dominique de Villepin. Voilà une bien curieuse façon de se démarquer de laction du Premier ministre !
Croissance en berne, taux de chômage qui place la France en queue de peloton européen, stagnation du pouvoir dachat, délocalisations industrielles massives, crises du logement et du CPE, révolte des banlieues, scandales politico-industriels (affaire Clearstream, déconfiture dAirbus), accroissement de la dette publique, déficit commercial record le bilan plus que quelconque de laction gouvernementale est bien à mettre au passif de Nicolas Sarkozy, numéro 2 du gouvernement sortant, Président de lUMP, le parti qui détient aujourdhui tous les leviers des pouvoirs exécutifs (au gouvernement) et législatifs (à l'Assemblée nationale).
Et s'il est élu, avec qui Nicolas Sarkozy compte-t-il gouverner la France ? Avec la plupart de ceux qui ont été ou qui sont toujours aux affaires : les Fillon, Devedjian, Copé, Hortefeux et pourquoi pas les de Villepin, Raffarin, Breton ? Le candidat UMP nous assure qu'il fera demain ce que SA majorité et SON gouvernement n'ont pas mis en uvre entre 2002 et 2007. Pourquoi avoir tardé ?
Lhomme des slogans réducteurs et caricaturaux en guise de programme
Non, monsieur Sarkozy, les Françaises et les Français ne veulent pas travailler plus pour gagner plus ! Des millions dentre eux (les chômeurs et les travailleurs contraints à une activité réduite) veulent tout simplement travailler ! Et ceux qui sont en poste aspirent avant tout à être convenablement rémunérés pour le travail quils effectuent. La question de savoir sils PEUVENT travailler plus se posera quand la machine économique sera relancée, ce que na pas réussi le gouvernement dont vous avez été ministre de lEconomie et des Finances.
Les chômeurs ne seront plus indemnisés sils refusent le travail quon leur propose, menace le candidat de lUMP qui feint dignorer que la quasi totalité des chômeurs et des travailleurs contraints à une activité professionnelle réduite (26 heures par semaine par exemple) aspirent à trouver un emploi à plein-temps. Pensez-vous vraiment quil est possible de vivre avec 14 ou15 euros par jour, le montant du RMI ou de lASS ? Croyez-vous quon se satisfait sans difficultés de 57% de son salaire brut quand on relève de lassurance-chômage après un licenciement ?
En sous-entendant que les chômeurs refusent de travailler, Nicolas Sarkozy fait injure aux millions de Françaises et de Français victimes du sous-emploi. Chaque année, le chômage brise des milliers de vies professionnelles, des milliers de vies de famille et hypothèquent léducation et lavenir dautant denfants.
La plus grosse augmentation de la dette de la France sur une durée de 2 ans réalisée par Nicolas Sarkozy durant sa fonction de Ministre du Budget dans le gouvernement dÉdouard Balladur.
(source Sénat),
progression de la dette publique 1994 (357,1 Milliards) et 1995 (452,6 Milliards)
(source Cours des comptes)
En 1995, la dette de lEtat représente 52,2% du PIB. Elle sest accrue de plus de 12% dans l'année, progressant rapidement vers la valeur de référence de 60% fixée par le traité de Maastricht. Elle sétablit à 3 255 milliards, contre 2 904 milliards en 1994 et 2 107 milliards fin 1992. Sur la période 1992-1995, laugmentation est de 1 129 milliards, soit 58,4%.
(source Cours des comptes).
Commentaires
annarel2 le 25/05/2007 à 04:07:50
La France nest pas en déclin, c'est juste un effet d'annonce pour que ceux qui profitent de l'argent qui circulent dans le pays aient un prétexte à agiter à la majortié qui n'en a pas. Je vais ci-après exposer mes objections étayées, puisque c'est le dogme de certaines personnes sur ce site qui croient au libéralisme débridé.
Il est bien difficile aujourdhui de trouver, dans les médias, tant nationaux quinternationaux, un commentaire sur léconomie française où manquent les mentions obligatoires de son "déclin", de sa "faible croissance", ou de la persistance dun "chômage de masse". Ce permet d'amener comme une évidence lurgente nécessite de "réformes".
Entre guillemets, "réformes", car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation dun marché du travail considéré "trop rigide" via lassouplissement du code du travail (contrat unique), baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de lEtat, et, naturellement, baisse des impôts.
Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette "aberration économique", doivent être gommées, voir même éliminées afin de remettre la France au travail.
Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants dentreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.
Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France, relativement à celle de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces dernières années, et sur la baisse relative de son PIB par tête. Or cette description estr bien entendu tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses, et de laugmentation extraordinaire de linégalité dans ces économies censées nous servir de modèle. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population. Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1% les plus riches de la population augmentent en flèche, au point dêtre passés de 2% à 7% des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de létude de Piketty et Saez. Source "Financial Times" 25/04/2006.
Ces 5% supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à lappauvrissement relatif des Français (dont le PIB par tête est passé de 78% à 72% de celui des Américains sur la période, en moyenne) ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France, sauf pour les 99,9% les moins riches de la population... Source "Financial Times" 24/01/2007.
Laccroissement des inégalités se constate également à lautre bout de léchelle des revenus, où on note un taux de pauvreté infantile de 7% en France, de 16% au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20% aux Etats-Unis. Sans oublier les 15% dAméricains qui nont aucune couverture maladie. Source UNICEF juillet 2007.
Même en appliquant le seuil de pauvreté américain en valeur absolue, on constate qu'il y a moins denfants pauvres en France (11% contre 14%, contre 29% au Royaume-Uni !), malgré un revenu moyen par tête de 30% plus faible. Source UNICEF janvier 2000.
Chose extraordinaire en temps de paix, les Etats-Unis enregistrent aujourdhui une augmentation de leur taux de mortalité infantile ! Un enfant né dans une famille pauvre de ce pays a aujourdhui une espérance de vie de 15 ans inférieure à celle dun enfant né dans une famille aisée. Sans commentaire.
Il est compréhensible de défendre la liberté des membres les plus dynamiques de la société dentreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail, mais cette liberté accordée sans contrepartie saccompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées que celles connues en France.
Le choix dun niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, admettons. Mais, remarque moins souvent évoquée, ce n'est pas le cas dans le sens inverse. Ainsi, la banque UBS a noté que le deuxième décile de revenus (définition : division de 10 classes d'effectifs égale sur k'ensemble statistique) a connu une augmentation de son niveau de vie de 7% en France et une baisse de 12% aux Etats-Unis entre 1997 et 2004, et que le neuvième décile avait connu une augmentation de 12% en France et de 10% aux Etats-Unis.
Un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de léconomie française que son cousin américain ne profite du dynamisme de son pays. Source UBS de novembre 2006.
Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des fameuses "réformes" impopulairement modiales. Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?
Tout dépend de ce quon mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6% avaient un emploi en 2004 en France, et 87,3% aux Etats-Unis, selon les chiffres de lOCDE. Et pourtant le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4% en France, et 4,4% aux Etats-Unis. La ligne séparant le chômage dinactivité nest visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays...
De même, le chômage des jeunes touche 8,4% des 15-24 ans en France, contre 5,5% au Danemark, 7,6% aux Etats-Unis et 7,5% au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle. Source "Financial Times" du 20/04/2006.
Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe dâge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire doccuper un emploi tout en poursuivant leurs études, comme ce qui se passe précisemment dans la plupart des autres pays. Source "Le Monde" du 26/01 et du 31/01/2006.
Mais les Français travaillent moins, nous dit-on...
Même pas vrai. Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne d'activité réelle, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé demplois à temps partiel baisse la moyenne britannique. On pourrait l'observer également aux E.U.. Le nombre dheures totales travaillées dans ces deux pays européens est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc une aberration.
Par ailleurs, la France a créé autant demplois que le Royaume-Uni au cours des 10 dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors quen France, la quasi totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, cest-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures, et ce alors que la croissance mondiale a été plus forte ces 5 dernières années. Source UNEDIC via "Le Monde",
et HSBC-CCF de 2004.
Plus remarquable encore, la France a créé plus demplois dans le secteur privé (+10% entre 1996 et 2002, selon lOCDE) que le Royaume-Uni (+6%) ou les Etats-Unis (+5%). En fait, le Royaume-Uni na créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de 5 ans, mais a bénéficié de laugmentation très forte des emplois dans le secteur public. John va être couroussé
Source OCDE via "Hussonet".
Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur laugmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38% à 45% du PIB au RU et de 34% à 37% aux EU entre 2000 et 2006.
C'est le crédo de toute la théorie économique ultra-libérale : la dépense d'aujourd'hui fait la richesse de demain. Enfin il parait ! Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de léducation et de la santé) sest faite grâce à laugmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole issu des forage de la Mer du Nord, tandis que ladministration Bush a présidé (pour payer sa guerre en Iraq) sur une augmentation sans précédent de la dette publique. Et de la dette privée au passage, la plupart des ménages se voyant obligés demprunter. Ce la se fait sur le dos dune bulle immobilière qui explose sous l'influence artificielle des Banques internationales et de leurs spéculations, également sans équivalent deppuis les années 2000, dans le butr der compenser la stagnation de leurs revenus. Le marché de l'art dnas les années 90 en avait fait les frais.... Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il sagit de "dynamisme". C'est si simple. Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...
Source "Financial Times" du 19/09/2006.
Evidemment, il ne sagit pas de dire que tout va bien en France, ni quil ny a rien à changer. Mais le mot "réforme" est maintenant porteur dun tel agenda idéologique quon aurait sans doute tout à gagner à lexclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà daccord que lobjectif quil convient de fixer soit effectivement de faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques "happy few" en haut de léchelle des revenus.
Source "Wall Street Journal" du 26/03/2007.
Il est intéressant de se demander si le compresseur roulant qui tend à déprécier léconomie française provient de ceux qui ne supportent pas lexistence dun modèle social différent, modèle qui prouverait que la dite "réforme" nest en fin de compte pas indispensable.
Sil est possible dassurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela éliminerait le principal argument des partisans du capitalisme débridé. Comme la dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent (et gagnent) la lutte des classes.
Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble se décrédibiliser et devenir désuet, parce qu'on sait aujourd'hui que certains ont su en profiter allégrement. Il serait temps de noter que les multinationales et autres loups du marché et de la finance nagissent pas dans lintérêt de tous, mais uniquement dans le leur !
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annarel2 le 25/05/2007 à 04:07:50La France nest pas en déclin, c'est juste un effet d'annonce pour que ceux qui profitent de l'argent qui circulent dans le pays aient un prétexte à agiter à la majortié qui n'en a pas. Je vais ci-après exposer mes objections étayées, puisque c'est le dogme de certaines personnes sur ce site qui croient au libéralisme débridé.
Il est bien difficile aujourdhui de trouver, dans les médias, tant nationaux quinternationaux, un commentaire sur léconomie française où manquent les mentions obligatoires de son "déclin", de sa "faible croissance", ou de la persistance dun "chômage de masse". Ce permet d'amener comme une évidence lurgente nécessite de "réformes".
Entre guillemets, "réformes", car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation dun marché du travail considéré "trop rigide" via lassouplissement du code du travail (contrat unique), baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de lEtat, et, naturellement, baisse des impôts.
Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette "aberration économique", doivent être gommées, voir même éliminées afin de remettre la France au travail.
Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants dentreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.
Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France, relativement à celle de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ces dernières années, et sur la baisse relative de son PIB par tête. Or cette description estr bien entendu tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses, et de laugmentation extraordinaire de linégalité dans ces économies censées nous servir de modèle. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population. Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1% les plus riches de la population augmentent en flèche, au point dêtre passés de 2% à 7% des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de létude de Piketty et Saez. Source "Financial Times" 25/04/2006.
Ces 5% supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à lappauvrissement relatif des Français (dont le PIB par tête est passé de 78% à 72% de celui des Américains sur la période, en moyenne) ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France, sauf pour les 99,9% les moins riches de la population... Source "Financial Times" 24/01/2007.
Laccroissement des inégalités se constate également à lautre bout de léchelle des revenus, où on note un taux de pauvreté infantile de 7% en France, de 16% au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20% aux Etats-Unis. Sans oublier les 15% dAméricains qui nont aucune couverture maladie. Source UNICEF juillet 2007.
Même en appliquant le seuil de pauvreté américain en valeur absolue, on constate qu'il y a moins denfants pauvres en France (11% contre 14%, contre 29% au Royaume-Uni !), malgré un revenu moyen par tête de 30% plus faible. Source UNICEF janvier 2000.
Chose extraordinaire en temps de paix, les Etats-Unis enregistrent aujourdhui une augmentation de leur taux de mortalité infantile ! Un enfant né dans une famille pauvre de ce pays a aujourdhui une espérance de vie de 15 ans inférieure à celle dun enfant né dans une famille aisée. Sans commentaire.
Il est compréhensible de défendre la liberté des membres les plus dynamiques de la société dentreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail, mais cette liberté accordée sans contrepartie saccompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées que celles connues en France.
Le choix dun niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, admettons. Mais, remarque moins souvent évoquée, ce n'est pas le cas dans le sens inverse. Ainsi, la banque UBS a noté que le deuxième décile de revenus (définition : division de 10 classes d'effectifs égale sur k'ensemble statistique) a connu une augmentation de son niveau de vie de 7% en France et une baisse de 12% aux Etats-Unis entre 1997 et 2004, et que le neuvième décile avait connu une augmentation de 12% en France et de 10% aux Etats-Unis.
Un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de léconomie française que son cousin américain ne profite du dynamisme de son pays. Source UBS de novembre 2006.
Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des fameuses "réformes" impopulairement modiales. Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?
Tout dépend de ce quon mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6% avaient un emploi en 2004 en France, et 87,3% aux Etats-Unis, selon les chiffres de lOCDE. Et pourtant le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4% en France, et 4,4% aux Etats-Unis. La ligne séparant le chômage dinactivité nest visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays...
De même, le chômage des jeunes touche 8,4% des 15-24 ans en France, contre 5,5% au Danemark, 7,6% aux Etats-Unis et 7,5% au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle. Source "Financial Times" du 20/04/2006.
Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe dâge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire doccuper un emploi tout en poursuivant leurs études, comme ce qui se passe précisemment dans la plupart des autres pays. Source "Le Monde" du 26/01 et du 31/01/2006.
Mais les Français travaillent moins, nous dit-on...
Même pas vrai. Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne d'activité réelle, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé demplois à temps partiel baisse la moyenne britannique. On pourrait l'observer également aux E.U.. Le nombre dheures totales travaillées dans ces deux pays européens est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc une aberration.
Par ailleurs, la France a créé autant demplois que le Royaume-Uni au cours des 10 dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors quen France, la quasi totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, cest-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures, et ce alors que la croissance mondiale a été plus forte ces 5 dernières années. Source UNEDIC via "Le Monde",
et HSBC-CCF de 2004.
Plus remarquable encore, la France a créé plus demplois dans le secteur privé (+10% entre 1996 et 2002, selon lOCDE) que le Royaume-Uni (+6%) ou les Etats-Unis (+5%). En fait, le Royaume-Uni na créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de 5 ans, mais a bénéficié de laugmentation très forte des emplois dans le secteur public. John va être couroussé
Source OCDE via "Hussonet".
Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur laugmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38% à 45% du PIB au RU et de 34% à 37% aux EU entre 2000 et 2006.
C'est le crédo de toute la théorie économique ultra-libérale : la dépense d'aujourd'hui fait la richesse de demain. Enfin il parait ! Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de léducation et de la santé) sest faite grâce à laugmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole issu des forage de la Mer du Nord, tandis que ladministration Bush a présidé (pour payer sa guerre en Iraq) sur une augmentation sans précédent de la dette publique. Et de la dette privée au passage, la plupart des ménages se voyant obligés demprunter. Ce la se fait sur le dos dune bulle immobilière qui explose sous l'influence artificielle des Banques internationales et de leurs spéculations, également sans équivalent deppuis les années 2000, dans le butr der compenser la stagnation de leurs revenus. Le marché de l'art dnas les années 90 en avait fait les frais.... Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il sagit de "dynamisme". C'est si simple. Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...
Source "Financial Times" du 19/09/2006.
Evidemment, il ne sagit pas de dire que tout va bien en France, ni quil ny a rien à changer. Mais le mot "réforme" est maintenant porteur dun tel agenda idéologique quon aurait sans doute tout à gagner à lexclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà daccord que lobjectif quil convient de fixer soit effectivement de faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques "happy few" en haut de léchelle des revenus.
Source "Wall Street Journal" du 26/03/2007.
Il est intéressant de se demander si le compresseur roulant qui tend à déprécier léconomie française provient de ceux qui ne supportent pas lexistence dun modèle social différent, modèle qui prouverait que la dite "réforme" nest en fin de compte pas indispensable.
Sil est possible dassurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela éliminerait le principal argument des partisans du capitalisme débridé. Comme la dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent (et gagnent) la lutte des classes.
Depuis la chute du mur de Berlin, ce vocabulaire semble se décrédibiliser et devenir désuet, parce qu'on sait aujourd'hui que certains ont su en profiter allégrement. Il serait temps de noter que les multinationales et autres loups du marché et de la finance nagissent pas dans lintérêt de tous, mais uniquement dans le leur !