Kouchner

L'ex-ministre français, socialiste et fondateur de Médecins sans frontières, Bernard Kouchner est accusé par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) de blanchir, dans un rapport publié sur Internet, le groupe pétrolier Total des accusations de recours au travail forcé (esclavage moderne) en Birmanie. Ce document, réalisé par Bernard Kouchner pour le cabinet BK Conseil (Bernard Kouchner Conseil) après une enquête de cinq jours en Birmanie en mars 2003, est publié alors qu'un des partenaires de Total dans ce projet, l'américain Unocal, est mis en accusasion devant un tribunal californien pour "violation des droits de l'Homme". Ndlr. Rappelons qu'en France, une plainte a été déposée en 2002 au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) par une dizaine de paysans birmans qui affirment avoir été victimes de "travail forcé" par Total pendant la construction d'un gazoduc de 63 km entre le rivage de la mer d'Adaman et la frontière thaïlandaise dans les années 1990. L'instruction est en cours. Enfin, rappelons que dans le quotidien "Libération" du 12 décembre 2003, Bernard Kouchner a confirmé avoir reçu 25 000 Euros (hors frais) de Total, pour ce rapport, et, que, l'Organisation internationale du travail a établi une Commission d'enquête spéciale pour enquêter sur les violations de la Convention de 1930 relative au travail forcé, laquelle a qualifié en 1998 la persistance du travail forcé en Birmanie de crime contre l'humanité. Lire le communiqué intégrale de la FIDH.


19/05/2007
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